ACTE I
HENRI
Mais tu es funèbre j sur quelle herbe as-tu marché ce matin?
SYLVAIN, amoremcnl.
Ce matin... mon père m'a donné deux mille francs, comme tous les mois. Jo ne puis même pas être dans la misère.
DANIEL
Ah ! ton père est bien cruel !
SYLVAIN
Cruel ? ah bien oui ! Si j'avais seulement un père (barbare, cela me distrairait; le mien est mon camarade.
HENRI
Oh ! tu fais l'homme fort, l'homme dégagé des communes affections de famille ; c'est un genre que tu te donnes, mon cher. L'autre jour, ton père a failli se donner une entorse, tu es devenu tout pâle; il a fallu te secourir et te faire respirer des sels.
- SYLVAIN
Je suis sensible, voilà tout! Et puis, pourquoi n'aimerais-je pas mon père? il m'aime bien, lui!
C'est cela... tu ne veux rien lui céder.
SYLVAIN
N'avoir rien à désirer... Si! je désirerais m'en aller, ne pas l'attendre, ce mélomane de père qui va venir, m'emmener, me parler musique, me présenter à sa chanteuse.
'un DOMESTIQUE, annonçant.
Monsieur Duchâteau!
SYLVAIN
Tenez, le voilà...
2i LA riA.MMI.NA