ANDRÉE, LA BARONNE
ANDRÉE
Ne semble-t-il pas, madame, que, comme une bonne fée, vous réunissiez autour de moi tous mes amis?
LA BARONNE
Connaissez-vous donc beaucoup monsieur de Presme?
r.O LE RKTOIIR DU MARI
ANDREE, baissuiil les yeux.
Pendant le mois que nous avons passé à Vienne., nous le voyions... presque chaque jour.
LA BARONNE
Mais on dirait que vous rougissez en disant cela... vous semblez embarrassée.
ANDRÉE
Je ne suis pas embarrassée, mais je suis émue quand je parle de lui, parce que je l'aime.
LA BARONNE, s'oubliaiit.
Vous l'aimez?
ANDRÉE, iiitimidce par \e. Ion de la liaronoc.
Fais-jc mal en vous disant cela, madame?
LA BARONNE, se reuiellant.
Non, au contraire... ne dois-je pas tout savoir, moi, votre j-'uide?
ANDRÉE
C'est vrai! et il me sera bien doux de partager avec vous le bonheur de mes pensées.
LA BARONNE
Eh bien, alors, dites-moi tout!
ANDRÉE
Mais je vous ai tout dit... je laime, je n'ai pas d'autres .secrets.
LA BARONNE
Et lui... il vous aime?
ANDRÉE
Oui.
LA BARONNE
Et... il sait que vous l'aimez?
ANDRÉE , ing(>'iii"imeiit .
Uh! je le lui ai dif... cl cela était bien inutile, car c'est lui qui .s'est aperçu le premier (jiie nous nous aimions.