‹ ThéâtreChapitre 138 sur 292 · CONTRAN, ANDRÉE, LA BARONNE · texte numérisé non relu

CONTRAN, ANDRÉE, LA BARONNE

LA BARONNE, assise. ^

Nous avons beaucoup parlé de vous, comte, mademoiselle et moi.

CONTRAN.

Je suis fier, madame, de cotte marque d'intérêt.

ANDRÉE

Oui, monsieur, on vous porte intérêt... Ah! Gontrau, je suis bien heureuse !

GON IRAN

Mademoiselle!...

ANDRÉE

Mademoiselle!... 11 parle comme si nous étions à un bal diplomatique. (logénumeni.) Mais j'ai tout dit à mon amie... à ma sœur. . .

GONTRAN

Quoi! vous avez...

ANDRÉE

Oui, monsieur... et vous pouvez devant elle m'appeler Andrée, comme devant mon père ; ainsi quittez cet air grave et froid que je ne veux pas connaître.

LA B ARON NE, souriant anicremcnl.

Regrettez-vous, monsieur le comte, que l'on m'ait fait entrer dans le secret de vos amours?

CONTRAN. .

.le no saurais le regretter, madame, car je ne connais pas, pour m'y coidier, de plus noble c(fur que le vôtre. — J'avais, du reste, prévu que mademoiselle Andrée vous ferait cet aveu.

ANDRÉE

Et, tout d'abord, connue suivant nos conventions vous ne devez avoir d'affections que celles (jue j'autoriserai, je vous permets, je nous enjoins et, au besoin, je vous ordonne

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