‹ ThéâtreChapitre 149 sur 292 · VAL0N> K · texte numérisé non relu

VAL0N> K

Moi ? oh ! pas du tout, je n'ai su de ma vie tourner un compliment... Je dis naïvement ce que je vois. — Cela me rappelle cette pauvre miss Arabella de la Havane; elle était grande, trèsgrande... plus grande que moi... majestueuse... et un jour...

LE BARON

Permets- moi de t'interrompre, mon ami : as-tu reçu mon mot?

VALONNE

Uiu; tu veux me conduire ce matin chez Son Altesse Royale : me voici tout à toi. (a la Baronne.) Eli bicu, daus un naufrage, elle se noya... Miss Arabella... pauvre demoiselle!... elle me disait toujours... .

LE BARON

Mais écoute-moi donc, j'ai à t'annoncer quelque chose d'important pour toi.

VALONNE

Vraiment?... quoi?

LE BARON

Grâce aux sollicitations de la baronne. Son Altesse a promis de l'attacher à sa personne en qualité d'écuyer.

VALONNE

Que me dis-tu là! écuyer! Ah!... ma cousine, laissez-moi vous exprimer ma reconnaissance.

LA BARONNE

11 n'en est pas besoin, comte, je suis heureuse de vous avoir

été utile. (Elle s"a«^siod à droite.)

VALONNE

tille!... mais vous comblez tous mes vœux... vous réalisez lerêve de ma vie!... Mon ami, courons remercier Son Altesse!..

LE BARO?<

Madame Royale ne reçoit qu'à deux heures. — Je te ferai avertir dès que je serai prêt.

VAIONNE.

Va, va...

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