I.A lîAUONNE
Si... elle m'a deviiico... dli ! quand uulic cœur est en jeu, il suffit d'un regard, à nous autres femmes, pour nous dénoncer une rivale.
LE MAKQUIS.
Du reste, je la plaindrais, la pauvre enfant, dans cette lutte où sa faiblesse la ferait succomber...
LA UAKONNE.
Sa faiblesse... Ah! vous la croyez faible?... Vous n'avez pas vu ses regards, alors, qui trahissent la passion la plus exaltée! Vous n'avez pas vu la sombre énergie de cette nature apathique!... Oh! je la connais, moi, maintenant!... Elle se renferme en elle-même, et se replie comme le serpent quand il va s'élancer et mordre!... Vous la croyez faible!... Eh bien! elle me fait peur, à moi !
LE MAKQUIS, se lovant.
EnOn, Contran part; tout cela va finir, je l'espère, du moment où vous ne le verrez plus.
LA BAKOIS^E.
Je ne le verrai plus... mais je l'aimerai toujours.
LE MARQUIS
Allons, Jane, c'est de la folie !
LA ijARONNE, se Icvaiil.
Vous appelez de la folie ce qui, depuis deux ans, est la seule o'ccupation de ma pensée !.... le seul rêve de mon cœur... Mais, songez donc à mon existence douloureuse, mon oncle... à ce désert aridedans lequel j'ai vécu... Les joies de la jeune fille, je ne les ai pas éprouvées !..- Les bonheurs de la femme, je ne les ai pas connus... Mes plus belles années... ces années fraîches, parfumées, brillantes, mon mari les a prises, et il a jeté sur elles un voile de veuve.
LE MARQUIS
Eh ! morbleu!- je sais bien tout cela, et c'est ce qui fait que je t'écoute, que je te plains... et que je te pardonne.
LA BARONNE
Mon oncle 1 ah! vuus ne comprenez pas! (Elle passe à gaudic.)
86 LE RETOLll DU M A H I