‹ ThéâtreChapitre 158 sur 292 · E .MAlïQL'IS · texte numérisé non relu

E .MAlïQL'IS

Ail! «lue si! je coinprencls et de reste!.. Je connais (lepuis longtemps les bi/.arres inconséquences du cœur... et du cœur des femmes même... ce qui est plus fort... Vous vous résigneriez s'il ne se mariait pas.

LA BARONNE

Mon oncle ! . . .

LE MARQUIS

Mais aussi, que voulez-vous qu'il fasse, le pauvre garçon? Doit-il se faire trappiste pour porter convenablement le deuil d'un amour devenu impossible?... C'est de la folie, je le répète.

LA BARONNE

Eh bien! oui, c'est de la folie! mais j'en meurs!...

.lane, mon enfant!... Songez (pie vous avez compris vousmême la nécessité d'une séparation.

LA BARONNE

Oui, je l'avais compris, j'ai cru que je pourrais arrêter les battements de mon cœur... mais ils m'étoulTent... Oui, j'avais consenti à un mariage... loin de moi... à Vienne...

LE MARQUIS

Eh! ma chère, perdu pour perdu... (jne vous importe qu'il • épouse Javotte ou Jeanneton ?

LA BARONNE

Ah ! taisez-vous... Vous êtes cruel...

Li: MARQUIS.

Allons, mon cni'ant, calmez-vous !

i.A BARON m:.

Que je me calme !... Mais vous voyez ijieii (lùe j ai lutté, et que je suis vaincue!... Ah! vous ne savez pas vers quels abîmes s'égare ma pensée !... Vous ne savez pas où j'en .suis venue... Vous me demandiez tout à l'heure à quiii '\)i so^igeais...oh bien ! je songeai> à fuir avecGontran.-. . à lui sacrifier tijut pour ranimer son amour !

Page 1