ACTE m
LA BARONNK.
Je suis heureuse de votre visite, comte.
LE BARON
Ah! madame, je ne vous voyais pas.
LA BARONNE
Il y a longtemps que vous ne nous avez fait une telle faveur.
CONTRAN, s'inclinanl.
Madame!... (Le Baro» parle à Aiiiliée qui s'esl approchée.) LA BARONNE j à demi-voix.
Prenez une lettre dans l'album, derrière vous...
CONTRAN, de même.
Quoi! Vous voulez?...^
LA BARONNE, impérieusement.
.le le veux !
LE BARON, quiltant AnJrée.
Quand vous êtes entrée, madame, j'annonçais au comte qu'il me suivra à Londres.
LA BARONNE
Ah! mais monsieur le comte peut-il accepter?
CONTRAN.
Madame la baronne me rappelle mes engagements ; monsieur... je' n'avais pas eu le temps de vous répondre... qu'il y a une heure h peine j'ai reçu l'ordre de partir demain avec des dépêches pressées.
LE BARON
Eh bien ! je vais vous dégager, (ll va à U table pour écrire.) LA BARONNE, bas à Contran.
Avez-vous pris la lettre ?
CONTRAN, de même.
Je n'en ai pas eu le temps !
ANDRÉE, qui va !uivi le mouvement de son père, iret la main sur 1 album.
Que cherchez-vous, mon père?
LE BARON
Du papier pour écrire au ministre. (Andrée Uu indique ic pn-
pilie.)
100 LE iu:touh 1)L mari
LA UAUÛN.NEj an Ujrnn.
Je cloute que le papier (jui est dans ce pupitre puisse vous convenir.
LK BAKON.
En etïet, je ne vois que du formai lilliputien, bon pour écrire une lettre du matin, mais non pour écrire à une excellence, (sc lovant.) Attendez cinq minutes, mon cher Gontran, ma dépêche est encore plus pressée que celle du ministre, (il
sort par la droile ; Andrée le suit jiisqii à la porte, mais reste en vno.)