SCÈNE PREMIÈRE
LE BARON, puis LE MARQUIS, un Domestique.
Le Domestique range sur la table à gauclic. LE BARON entre par la dfoile. — Au Domestique.
On a porté ma lettre au comte de Presme ?
LE DOMESTIQUE
Oui, monsieur.
LE BARON
C'est bien, je n'y suis que pour lui. (Voyam entrer le M.rqm,.)
Ah! mon oncle! je vous attendais avec impatience, (lc Dômes-
tique sort.) ,
LE MARQUIS, entrant du fond.
Tu sais que je devais coucher cette nuit à Versailles. J'ai reçu ton mot en rentrant, et me voici... la branche d'olivier à la main... Eh ! mais, qu'as-tu donc? tu as l'air tout renversé!
LE BARON
Lisez ce billet.
LE MARQUIS
C'est l'écriture de ta femme... Voyons cela, (ii lit. -- Apre, avoir i.i.) Eh bien^ tu sais tout.
LE BARON
Vous le voyez.
Mais comment as-tu cette lettre?
108 Li; R F. TOUR DU .MARI
LE UAUON.
La baronne me l'a donnée elle-même.
LE MARQUIS
La folle ! c'est pour rompre le mariage de la fille avec Gontrant... c'est clair comme le jour.
LE BARON
.l'ai voulu vous consulter sur ce qui me reste k faire pour mettre ma dignité et mon honneur à l'abri. Je ne puis accuser ma femme... mais Contran?... 11 va venir... et lui, du moins...
LE MATtQUIS.
Tu vas faire une folie; Contran est fort innocent, et dans tout cela, il s'est conduit comme un galant homme.
LF. ItARON.
Quoi !
Lt MARQUIS.
Oai. Il a aimé Jane qu'il espérait épouser après un divorce; s'il est coupable , c'est d'inconstance, et... entre nous, mon cher... ce n'est pas à loi de t'en plaindre.
LE BARON
Mon onrlo!
Dame!
Mais cette lettre ?
LE MARQUIS
LE BARON
LE MARQUIS
Cette lettre enjoint à Contran de partir; elle prouve que tout est fini entre eux.
LE BARON
Comment, vous croyez que ces relations ?
LE MARQUIS
.le suis sûr que Contran aime Andrée. Après l'étrange complication amenée par If hasard, lia lui ta maison, il part désespéré; tout cela léniuigiic hanlcnicnl de sa luyauléi. Si lu veux ui'en croire, tu éviteras loiil irlui, toute explication inutile. 11 |)art pour Vienne... \Utn voyage.