‹ ThéâtreChapitre 186 sur 292 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LE BARON, CONTRAN.

CONTRAN.

Vous m'avez fait appeler, monsieur le baron.

LE BARON

Oui... vous sentez, mon cher comte... qu'une explication est urgente entre nous.

CONTRAN.

Oui, monsieur.

Contran... laissez-moi aborder franchement la question. . Vous aimez Andrée?

CONTRAN.

Je l'aime, monsieur.

LE BARON

Voiis m'avez demandé sa main à Vienne.

CONTRAN.

Ma plus grande joie au monde serait de devenir sou époux.

LE BARON

Depuis que nous sommes à Paris, vous avez cessé de nous voir, Contran.

CONTRAN.

Croyez qu'il m'a été impossible...

LE BAROIS^ l'iDlerrompant.

Oui, je sais que des démarches... des sollicitations... vous tint beaucoup occupé... mais je croyais... que notre dernier entretien aurait modifié vos projets... et j'apprends que vous partez ce soir même pour Vienne... Pourquoi partez-vous... après ce que je vous ai dit?

CONTRAN.

Pardonnez-moi, monsieur le baron... mais croyez qu'il faut des circonstances graves pour me faire renoncer à un si grand bonheur... Je dois quitter Paris.

Eh bien, mon cher Contran, dans mes projets... vous quittiez Paris... seulement, vous alliez à Londres... au lieu dallera Vienne.

CONTRAN.

Monsieur le baron, il m'est impossible d'accepter la laveur que vous voulez bien me faire.

LE BARON

Vous refusez?

CONTRAN.

Je le dois.

LE BARON

Mais, Contran... c'est refuser la main d'Andrée.

CONTRAN.

Plaignez-moi, monsieur, plaignez- moi!

LE BARON

Vous aviez engagé votre parole, et, entre gens comme nous, c'est chose grave (jue d'y manquer tn de telles circonstances... •le vous demanderai le motif de cette rupture.

CONTRA.y.

Monsieur, croyez qu'il n'y a pas de malheur égal au mien... .le le sens, je dois paraître à vos yeux indigne de bontés..', qu'au prix de ma vie, je voudrais accepter, mais une horrible fatalité p^se sur moi... Ne m'interrogez pas.

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