ACTE IV
LE BARON, après un silence.
Un dernier mot, Contran... la main là. (n met la main sur son cœnr.) Ps'y a-t-il rien dans le passé qui puisse vous empêcher d'épouser ma fille?
iîONTRAN, troublé.
Que voulez-vous dire?
LE BARON, le pe'nétraut du regard,
Votre trouble me montre que vous comprenez... Laissons donc toute feinte... je voulais éviter d'aborder ce sujet... puisque j'y suis forcé... répondez-moi comme je vous interroge... sincèrement...
CONTRAN, dans le |iliis grand Ironble.
Je ne comprends pas, monsieur le baron.
LE BARON
Je vais vous parler plus clairement... je vous demande... si après» vos relations... avec madame de Méran...
CONTRAN.
Monsieur...
LE BARON
Je sais tout, vous le voyez...
GOt^TRAN, l'inlerrompant.
Puisque ces relations sont connues de vous, monsieur... vous devez savoir aussi ce qu'elles ont eu de pur et d'honorable.
LE BARON
Je le sais.
GONTRAN
Alors, monsieur le baron, je puis prétendre encore à votre estime... ma conduite vous est expliquée. J'ai reculé devant un aveu .. impossible, et je m'éloignais, au risque de passer pour ingrat^u pour déloyal...
LE BARON
Eh bien, Goiitran, sur votre honneur... pourriez-vous être l'époux de ma fille... sans compromettre son bonlieur?
CONTRAN.
Au nom de ce qu'il y a de plus sacré, monsieur, rien ne
12i LE RETOUR DU MARI
s'opitosL'rail à ce que je fusse l'éiioux d'Andrée. Je l'aime saintement et de toutes les forces de mon âme.
I,E BARON
, Eh bien! Contran... (au uornesiique qui emre.) Qu'est-ce?