R GLAND
En voilà un que les préjugés n'ont pas gêné et qui porte gaiem-ent sti vie ! un mortel selon le siècle ! Un Lovelace !... un Brummeir... un... EUeviou!
ROBERT
Que voulez vous? Après une jeunesse comme la sienne, on se résigne difficilement à vieillir; et puis, il est à cet
iO LA SECONDE JEUNESSE
âge qu'on appelle l'été de la Saint-Martin... âge terrible!
ROLAND
Ce qui m'étonne, c'est qu'il inspire encore des passions comme à vingt ans.
ROBERT
Eh ! mon oncle ! la plupart des filles séduites le sont par ces originaux-là, des jeunes gens de quarante-cinq ans... et plus. — Un mauvais sujet est toujours dangereux pourles femmes; c'est comme un miroir à alouettes, oii toutes veulent regarder, ne fût-ce que pour savoir connuent les autres se sont prises. Richelieu se faisait aimer à soixante ans... Mon beau-père a encore douze ans devant lui.
ROLAND
S'il n'est pas ruiné auparavant.
ROBERT
Quoi ! Renée est-elle fille à le ruiner?
ROLAND
Elle? Ah bien oui! Elle est charmante; elle vivrait comme un oiseau, perchée sur une branche. Pourvu qu'elle rêve, le reste lui importe peu ; elle ne sait rien de la vie réelle. Lirmay, sous prétexte de lui épargner l'ennui des détails vulgaires, s'est chargé de diriger sa maison, ot comme il est moins souvent chez lu' que chez elle...
ROBERT
Cela lui fait deux ménages. — Mais alors, il duil faire des dettes?
ROLAND
S'il en fait ?... Comme un jeune homme ! 11 me doit déjà vingt mille francs,à moi. — Avantde connaître Renée, il avait déj;i fortendommagésa fortuneaviicdesdanscuscs... th'sliguranti;s.. (jue sais-je? — (juci diôle d'animal que l'iminmc!