‹ ThéâtreChapitre 203 sur 292 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

plus demeurer au château.— Après cette algarade, je restai un an sans oser me présenter chez ta belle-mère, et je n'y rentrai que le jour de ton mariage. — Maintenant, juge un peu du plaisir que j'éprouve quand ta femme prononce ici ce nom terrible.

ROBERT

Bon, j'arrangerai cela... Et que fites-vous de Renée?

Je la conduisis à Paris. — Lirmay, qui est capable de tout... même du bien !... voulut, en galant homme, réparer le mal dont il était cause, et, pour lui faire accepter sa protection, il lui persuada qu'elle pouvait se créer une position indépendante. Elle savait l'anglais, il lui promit de lui faire gagner sa vie en faisant des traductions de poésies ou de romans. Elle se mit courageusement à l'œuvre. Seulement, tu comprends, ils se voyaient chaque jour: c'était jouer avec le feu. Il l'aima, se lit aimer, et sis mois après... Et tu disque ta belle-mère n'a jamais eu aucun soupçon ?

, ROBERT, sûrieiix.

Oh ! quant à cela, c'est un mystère que personne n'approfondira jamais; tous les martyrs ne sont pas inscrits au calendrier, mon oncle. On n'a jamais entendu madame de Lirmay te plaindre,- elle adore son mari, lui sourit dès qu'il arrive, et témoigne en toute occasion une foi inébranlable en lui ; c'est là tout ce que je sais.

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