MADAME DE L IRMA Y
Eh bien! ne va-t-elle pas gronder son père?...
L IRMA Y
Elle a raison. (Lui doniirmt un éniii.) Tenez, fille grondeuse! vous voyez du moins qu'on pense à vous.
ANNA
Oh! les jolis brillants!
LIRMAY, à sa fciiimo.
J'en ai pris de pareils pour toi.
MADAME DE LIRMAY, prenant un nulle ccrin qu'il lui donne.
Oh! mon ami... tu te ruines.
LIRMAY.
Bah! une bagatelle.
ANNA, à sa uirre.
Ne gronde pas, à ton tour.
Oh ! il est si bon!
ROBERT, h P,ol;uid à demi-voix.
Les hommes tjui se ruinent sont toujours bons... pour les femmes.
ANNA, à I,irmay.
Nous restes-vtu jusqu'à demain?
LIRMAY.
Non!... et même je serai forcé de vous quitter de bonne heure.
ANNA
Ah! c'est ennuyeux!
LIRMAY.
Chère enfant, cela me contrarie fort, je l'assure, mais j'ai un engagement sérieux. Ce soir, au club, on reçoit Jord Wilmore; je suis son parrain, et je ne puis lui faire défaut.
ANNA
Je ne te laisse pas partir.
MADAME DE LIRMAY.
Eh bien, encore? Enfant, il est des soins importants que le monde impose à ton père, il ne peut pas vivre sans cesse près de nous, (a Lirmay.) Pardonne-lui, nous l'avons gâtée.
LIRMAY.
Pauvre amie, je regrette de ne pouvoir rester, mais...
MADAME DE LIRMAY, avec simplicité.
Bon. Moi, je te remercie d'être venu.
ANNA
Allons, mon oncle, venez m'aider à faire ma moisson de fleurs et à cueillir notre dessert.
ROLAND
Allons.
ANNA, à madame de Lirmay.
Viens- tu, maman?
MADAME DE LIRMAY.
Tout à l'heure; laissons ton père se reposer.
ANNA, il Robert.
Et vous, monsieur?
UURIiilT.
Tu m'emmènes?