SCENE VIT
Les Mêmes, ROBERT, DUPRAT.
ROBERT, dans la coulisse.
Comment, c'est toi ? le plus parfaitdes notaires, (ils eniioni.) Quel bon vent te pousse vers nos rives?... Est-ce que tu viens marrer une rosière ?
DUPRAT
J'avais affaire à Ville-d'Avray, et...
ROBERT, déposant la brassée de fleurs qu'il apporte.
C'est cela, excuse-toi de ta politesse!... Alors, tu viens nous voir par" correspondance... Merci.
LIRMAY.
De toutes façons soyez le bienvenu, mon cher Duprat, et laissez-moi remercier le hasard qui vous amène un jour
de fête... (A demi-voix.) Avez-vous à me parler?
DUPRAT
Non, monsieur: je vous fais une visite...
LIRMAY.
Ah! merci. — Vous remettrez à demain les affaires sérieuses... Nous vous gardons^ n'est-ce pas ?
DU P RAT
Mille grâces, monsieur, mais j'ai un rendez-vous à Paris. Je suis entré pour causer quelques instants avec Robert, en attendant le prochain convoi.
LIRMAY.
Vous êtes trop de nos amis pour que j'insiste, et j'ai trop souvent fait mon profit de votre zèle pour en vouloir priver les autres. Excusez-moi de vous quitter... ces dames nous attendent...
DUPRAT
Monsieur...
ROBERT
Elles sont sous la charmille.
Bien. (A Duprat.) Vous n'avez rien de nouveau pour mon procès Chavart?
DUPRAT
Rien. J'ai reçu ce malin une lettre de votre avocat de Bordeaux; c'est toujours demain que l'aiïaire se plaide, vous le savez déjà. Il est certain, du reste, que vous gagnerez....
LIRMAY.
Merci. A bientôt I Soyez moins rare! (A Georges.) Allons, viens, Georges.