SCENE II ROLAND, RENÉE, LIRMAY
ROLAND, un bouquet à la main, l'air radieuv.
Belle dame... permettez -moi de déposer à vos pieds...
RENÉE
Ah ! merci, mon cher Roland !
ROLAND, d"mi Ion gaillard.
Bonjour, toi !
LIRMAY.
Bonjour ! Ah ' mon Dieu !... regarde-moi donc en face?
ROLAND
Eh bien?
LIRMAY.
Dli !... mais tes cheveux sont du plus beau nuir.
KO L A N I), avec aploinl).
Eh bien?
i;ii liieii !. . hier ils étaient gris.
ROLAND
Ne vas-tu pas dire que je me suis fait teindre?
ACTIÎ II 57
LIRMAY.
A moins de supposer que, cette nuit, une émotion très * violente t'a mis dans cet état.
ROLAND
On m'a indiqué une eau qui rend aux cheveux leur couleur naturelle.
LIRMAY.
Et même au delà... tu n'étais que blond.
ROLAND
Mauvais plaisant!... Puisque cette eau est incolori^ donc... Au reste, c'est pour faire plaisir à... une personne... car pour moi...
LIRMAY.
Mais... c'était rompu?
ROLAND
C'est renoué. Ah ! mon cher, j'étais un imbécile, un triple niais, une brute... Ah! les femmes!... llgure-toi... Je te conterai cela... plus tard...
RENÉE, se k'vanl.
Contez, contez ! je vous laisse.
Oh ! je vous en prie.
RENÉE
Ne faites i)as le galant... Je vais ranger mes fleurs. — Allons, épanchez-vous, dites du mal des femmes, je n'entendrai pas.
ROL A ND, la rfcinuliiisaiil.
Ah ! aujourd'hui je suissi joyeux!... D'ailleurs, vous, vous êtes une exception.
r.8 T.A SECOND!' .TKUNliSSK
RENÉE, avec une révérence.
Merci. (eIIc enlrc dans la serre cl resle en vue.^
ROLAND
C'est vrai qu'elle est une exception! — Mais, mon ami, tu es un homme de bon conseil, tu vas me dire comment je dois m'y prendre pour rentrer en grâce... car j'ai fait hier à Coralie... une scène révoltante.