FIAMMINA, LA COMTESSE, DUDLEY
LA COMTkSSL, entrant.
Fiammina!
FIAMMINA, l'cnilirassjut.
Toi ! Ah' j'avais besoin d'une amie pour mon cœur, eî le vcilà.
ACTK III 71
L\ COMTESSE
ilinq ans sans nous voir! que par lettres; ma foi., je n'y tenais plus, j'ai persuadé à mon mari que ma santé exigeait l'air pur de Paris, et j'y suis depuis deux jours. J'étais à tes débuts : brava ! brava!
FI AM M IN A, montrant Dudley, que la Comtesse n'a pas va.
Lord Dudley.
LA COMTESSE
Ah ! raille pardons, milord, je ne vous voyais pas, j'étais toute à l'amitié.
DUDLEY
Si j'envie sa part, je n'en suis pas jaloux, chère comtesse.
Ah ! vous m'appelez comtesse, à présent, et non plus Autonia ? Je ne perds pas votre amitié, je l'espère, en perdant notre bonne familiarité d'autrefois ?
DUDLEY, lui prenant la main.
Chère madame!
f.A COMTESSE.
Ah ! lès heureux jours, milord, les heureux souvenirs que ceux du temps passé! Quand j.c chantais Lucie ci Adalgisa près de toi, quelles émotions, quelle vie!
DUDLEY
Quels succès aussi !
LA COMTESSE , à Fiammina,
Tu les as toujours, toi... Bast ! moi, je ne les regrette pas. Mais causons; j'ai cent choses à te raconter. Ah ! que j'ai voyagé, ma chère, sans quitter mon château, depuis que j'ai abandonné le théâtre pour me marier ; .juel monde nouveau, enchanteur, j'ai découvert! Le calme, la vie douce, intime, la famille, les enfants! J'cii ai trois '.
"2 LA riAMMl.NA
DL'DLEY.
Trois ?
LA COMTESSE
Voilà comme je suis, moi! Vous les verrez... trois ihé- ."uliins !
DUDLEY
Mais, parmi vos précieuses qualilés, vous avez un défaut, chère comtesse, vous êtes oublieuse. Vous aviez promis de venir nous voir à Londres l'un passé...
Mon aîné avait la coqueluche.
DUDLEY
Ah!
LA COMTESSE
Vous ne savez pas ce que c'est que la coqueluche?
DUDLET.
Très-imparfaitement.
LA COMTESSE
Je ne vous l'expliquerai pas, mais c'est une fanunisc excuse, allez ! Ma boime Fiammiiia! oh! j'ai des secrets à le eoiilicr qui vont bien l'éluinier !