‹ ThéâtreChapitre 64 sur 292 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

DUDLEY, passant à droite.

Eh bien, non, mille fois non! ce duel est impossible entre nous. Tenez, monsieur, je ne vous demande pas de retirer des paroles que tout autre que vous payerait de sa vie; mais, au nom du ciel, laissez-moi! je vous déclare que je ne veux pas me battre contre vous.

HENRI

Je saurai vous y forcer, car maintenant je défends mon père.

DUDLEY

Eh bien, envoyez-le-moi, votre père.

HENRI

Milord...

DUDLEY

Je vous ai tenu le langage que je devais tenir, monsieur, j'oublie vos offenses. A vingt ans, et dans votre position; j'eusse peut-être fait comme vous, mais moi je ne puis répondre à cette provocation.

Attendez-vous donc, milord...

DUDLEY

Monsieur, je ne puis accepter de vous qu'un duel inévitable : ce soir, à neuf heures, je serai au foyer des Italiens. Vous aurez réfléchi, je l'espère. Si vous m'insultez, je répondrai à une oflense personnelle, et ie ferai ce que tout autre ferait à ma place.

HENRI

Alors, à ce soir.

DUDLEY

Mais on vient ; pas un mot.

90 LA FIAMMIXA

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