‹ ThéâtreChapitre 63 sur 292 · ACTE ni · texte numérisé non relu

ACTE ni

HENRI

Un rival ! vous ?

DDDLEY.

N'est-ce pas la seule façon raisonnable d'explicpier cet étrange cartel?

HENRI, avec véhémence.

Un rival ! Retirez ce mot, milord, retirez ce mot ,; car, adressé à moi, il est une profanation.

DUDLEY

Une profanation ! Ah! (ll regarde Henri pendant quelques instants et parait comme frappé d'une ressemblance. A part.) Oul, je COUflr

prends tout... cet enfant ({u'ellea revu... son trouble, là, tout à l'heure, à mon entrée... (Haut.) Vous êtes le fils de...

HENRI, 1 interrompant.

Je suis le fils de Daniel Lambert, vous le savez, milord.

DUDLEY

Bien, monsieur, j'ai compris i mais, pourtant, permettez-moi de vous répondre. Vous êtes à cet âge où le cœur n'écoute que ses élans, on le sent battre et l'on avance vers le péril, fùt-il insurmontable, dùt-on s'y briser.

HENRI

J'ai réfléchi, milord.

DUDLEY

Mais laissez-moi vous avertir, monsieur. Vous vous jetez en aveugle dans une de ces situations qui veulent l'ombre, et ce n'est pas à vous d'y porter la lumière.

HENRI

La lumière est faite, monsieur, elle a blessé mes yeux. J'ai entendu, il y a deux jours, qualifier cette situation par un mot qui m'a fait monter le rouge de la honte au ▼isage, et je ne suis pas habitué à ces rougeurs-là.

88 I-A FIAMMINA

DUDLET.

Je respecte, monsieur, le sentiment qui vous guide dans celte démarche; mais, je vous le répète, vous cédez à une exaltation.

HENRI

Nous ne saurions discuter ce sujet, niilord, je ne juge pas, je ressens. Et puisque vous connaissez mes droits, vous ne les contesterez plus, je pense.

ItLDLEY.

Mais prenez garde, monsieur, d'atteindre une personne que votre père a déjà cruellement frappée.

HENRI

Que dites-vous?

DUDI.EY.

Si votre père était seul coupable de cette situation douloureuse?

HENRI

Mon père!

DUDLEY

Si ses torts avaient brisé le bonheur de toute une vie? 8i celle que vous osez juger était déjà sa victime?

HF.NRI.

Vous calomniez mon père, monsieur. Ah ! maintenant vous me rendrez raison...

DUDLET.

El si ce que je dis est vrai?

Je trouve dans mon cœur la preuve que vous mentez.

DUULEY.

C'est assez, monsieur, je suis à vos ordres.

HK NRI.

C'est bien, milord, nos témoins s'entendront, (ii r«.

■ootc |>our milir.)

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