ACTE I
LAURE
Voilà mes courses faites! (a Daniel.) Voulez-vous me permettre de me reposer un peu?
DANIEL
A vuire aise. Comment va mon vieil ami Duchâteau?
LAURE
Mon père, très-bien, merci, et maman aussi. (Elle été
a mante et son iliapeau.)
HENRI
Donnez-moi tout cela. (ll les pose sur le divau.) LAURE, redescendant.
Ah! j'ai ce matin un mal de tête... je suis sûre que je vais très-mal poser. Combien croyez-vous qu'il faudra encore de séances?
DANIEL
Deux ou trois suffiront.
LAURE, vivement.
Oh! tant que vous voudrez, ne vous gênez pas... Est-ce que cela vous déplairait, si je ne posais pas aujourd'hui?
Non, si vous êtes souffrante.
LAURE
Cela fait une vilaine moue, la migraine; je serais laide à faire peur, et je veux être jolie.
DANIEL
C'est grave. Eh bien, ne posez pas.
LAURE, avec càlluerie.
Cela ne vous dérange pas?
DANIEL
i^On. (Laure va vers Henri qui est à gauche près du gntfridon. Daniel, fSacé à droite, continue à travailler.)
jî LA FIAMMINA
HENRI, à demi-Toix, à Laure.
Vous souÉfrez beaucoup, chère Laure?
LAt'RE, de même.
Non, pas beaucoup, c'est pour ne pas en finir trop vite.
HENRI, de mime.
Ah!... Je vous aime!... m'uiniez-vous toujours?
LAURE, de même.
Taisez-vous donc! s'il entendait... (umi.) Ah! c'est votre album de voyage ce livre? montrez-le-moi donc.
(Elle s'assied près du giicridoD.)
HENRI, assit à cote de Laure.
Volontiers, (a demi-voii.) Vous n'avez pas lépondti à ma question?
LAURE, de même.
Elle est impertinente, votre question... Je vous aunais hier, vous n'en saurez pas davantage.
HENRI, de même, lui prcuaiit la maïu.
Chère Laure !
LAURE, haut.
Qu'est-ce que c'est que ce grand bois?
HENRI
C'est une ville; c'est nanlam, à Java.
LAURE
11 n'y a pas de rues.
HENRI
Les huttes sont au milieu des arlircs, sans symt'lric.
DANIEL, toujours iirigcant.
C'est une ville des bois.
Peut-on bien cire allé à Java! Hue c'est beau les voyages. . mais à deux!
HENRI
Oui moi, j'avairi mon [htc pour guide et le bunlieiir