ACTE I
pour camarade. J'avais seize ans quand nous partîmes, et nous avons presijue fait le tour du monde Un navire frété pour nous voguait le vent de la fantaisie en poupe; le nom ae mon père pour pavillon, nous étions partout accueillis en princes... On nous donnait des escortes on nous logeait dans des palais. Nous semblions parcoc rir nos domaines, et c'était le monde.
LAURE
Que voub deviez être iieureux!
HEKRI. •
Oui, (à demi-voix) mais moins qu'aujourd'hiu.
LAURE, à demi-voix.
Chut!... Maman sait que nous nous aimons.
HENRI , de même.
Elle s'en est aperçue?
LAURE, de même.
Je le lui ai avoué ce matin.
HENRI, de même.
Qu'a-t-elle dit? '
LAURE, de même.
Que nous sommes des enfants... mais elle a souri et m'a embrassée.
HENRI
Ah!
LAURE
Chut! (iiaui.) Tiens, une tente... ofî est-ce cela?
C'est une hutte percVae dans les montagnes Bleues, où j'étais en chasse. Ce monsieur, c'est moi.
LAURE
Ah! avec votre chien à l'entrée de la hutte.
i\ LA FIAMMINA
HEMtl.
Cela n'est pas flatteur pour mon dessin... ce cliion-'i est une panthère.
LAURE
Sauvage?
UEN'ni.
Féroce !
LAURE
Ah ! mon Dieu !
DAMEL^ montrant la peau placée devant le livaj.
N'ayez plu? pour, en voici la poau que je vous présente.
LAURE
Elle est entrée dans la huile?
DAMLL.
Oui, et Henri l'a tuée.
LAURE
C'est comme j'ai l'honneur de vous le dire... un coup superbe en plein front.
LAURE
Mon Dieu!... Oh! si j'avais été là!
DA.MEL
Vous l'auriez combattue ?
LAURE
Je me serais évanouie... Et vous l'avez tuée tout seul?
HENRI
Je n'avais pas le temps de l'apprivoiser.
LAURE
C'est allreux, des dangers pareils. Oh! ce n'est pas un voyage comme celui-là que j'atnliiliunnerais... Vous ne retournerez plus dans ces épnuvaiital)k's pays.