ACTE IV
FIAMMINA, épouvantée.
Ah! je n'ose plus vous interroger, j'ai peur de ce que j'entrevois. Daniel, ne nie laissez pas devenir folle, répondez : mon fils veut se battre?...
DANIEL
Avec lord Dudley, madame.
FIAMMINA.
Oh ! ne me dites pas cela; c'est impossilv
DANIEL
Pourquoi vous étonner? N'avez-vous pas dû prévoir, en quittant votre famille, qu'un jour viendrait où votre fils regarderait dans votre vie?
FIAMMINA.
Mais cette pensée est iiorrible !
DANIEL
Vous avez brisé des liens qui vous gênaient pour vivre à votre fantaisie. Mais à quoi servirait la vertu , si le mépris des devoirs ne traînait après soi le trouble et le malheur?
FIAMMINA.
Monsieur!...
Quelle serait donc la récompense des mères qui se dévouent, si celles qui abandonnent leurs enfants recueillaient au retour l'estime et l'amour?
FIAMMINA.
Monsieur, a^yez pitié de moi!... ces reproches me tuent.
DANIEL
En'jore une fois, je ne vous reproche rien, madame; en \ éprenant votre liberté, vous deveniez maîtresse de votre vie. Vous voulez voir votre fils... eh bien! voyez-
no F.A FIAMMINA
le, puisque, dites-vous, c'est voire (iroit... et ne troiU' blez pas pour ses jours, je suis là!
FIAMMINA.
Vous battre?... Ni vous, ni luil Je vous rendrai voire enfant. (AperccTaDt n.nri.) Ah' lui!...