‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 102 sur 216 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

MICHEL

Je ne vous reproche pas les plats qu'on vous a servis, seulement, je vous reproche de mettre les pieds dedans.

VOWENBERG

Ça ne se passera pas comme ça, je vous en réponds... cette affaire aura des suites.

MICHEL Une affaire a toujours des suites.

VOWENBERG Vous êtes trop spirituel... Vous savez qu'on en meurt?

MICHEL C'est une belle mort!...

VOWENBERG, tendant la main à Judith.

Au revoir!

JUDITH Je vous accompagne...

MICHEL Reste là, je te prie.

Mais...

MICHEL

Reste là! (Vowenberg se dirige vers la porte, après avoir dit au revoir à Pauline Afkler et à Moissae.)

Un silence, un grand silence. Judith va ouvrir, avec une nerveuse tranquillité, le piano et joue vaguement.

MOISSAC

Vous avez eu tort, Aubier... il ne faut pas prendre ai tragique ce que dit Vowenberg...

L'ONCLE EMILE n s'exprime avec une telle violence!...

MOISSAC

Oui, je .sais bien, il a un langage un peu apocalyptiqu( et qui surprend dans la bouche d'un jeune noceur... Ces le prophète de chez Maxim's!...

TRÉVIÈRES

Au revoir, mon cher Monsieur x\ubier. Si vous ave: besoin de moi, je suis à votre disposition.

MICHEL Je vous remercie.

MOISSAC Je descends avec vous, Trévières.

Ils vont dire au revoir à Judith.

JUDITH, s'interrompant de jouer.

Vous vous en allez?

MOISSAC

Sans doute, puisque Vowenberg a donné le signal d départ.

Trévières et Moissac sont sortis. Judith s'est remise à jouer d piano.

MICHEL, au docteur Lurdau.

Je vous demande pardon, Monsieur, de vous avoir rend léiiiuiii de cette scène un peu vive...

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