‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 68 sur 216 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

ANDRÉE

Du moment qu'il a commencé, je serais bien bête de me gêner.

JUDITH

Vous seriez inexcusable.

ANDRÉE, embrassant Judith avec frénésie.

Ah! ma petite Henriette!

JUDITH Judith... appelez-moi Judith.

ANDRÉE

Ma petite Judith, je vous aime beaucoup. Il me semble que ces derniers événements, la confidence que je viens de vous faire, tout cela nous a rapprochées.

N'en doutez pas... c'est-à-dire que nous ne faisons plus qu'une... entre nous, désormais, c'est à la vie, à la mort! Sur ces derniers mots, Michel est entré.

MICHEL A la bonne heure!

JUDITH Tes tableaux sont en place, bijou?

MICHEL

Oui, du moins, j'ai indiqué comment je désirais qu'ils fussent placés.

ANDRÉE

Eh! bien, maintenant, je vous ai vus, vous vous portez bien, vous êtes heureux, je m'en vais contente.

JUDITH

On VOUS reverra bientôt, j'espère?

AXDRÉE

Certainement, je reviendrai vous voir après-demain, vers ces heures-ci... je vous trouverai?

JUDITH

Nous vous attendrons.

ANDRÉE, embrassant Michel.

Au revoir, mon grand frère. (Puis elle embrasse Judith.) Au revoir, ma petite belle -sœur.

Au revoii'... Alors, à après-demain.

Andrée s'en va, Michel l'accompagne, puis revient.

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