ACTE PREMIER
un balcon, devant un paysage baigné de clair de lune, de tenir la main de votre maîtresse sans en demander davantage?
Sans doute.
FARCIS
Eh bien, mon cher monsieur, vous êtes un cochon.
ROBERT
Mais, monsieur...
FARGIS
Je vous dois des explications.
JACQUES LATRILLE.
Et même des excuses.
PARGIS.
Certainement, l'amour platonique est une' chose contre nature, par conséquent vous êtes ce que j'ai dit, vous l'êtes avec grâce et poésie, voilà tout.
GINETTE
Dis donc, mon ami, je me sens fatiguée,' je voudrais bien m'en aller.
FARGIS
Il n'est pas tard, quelle heure est-iK1
HOUBRUN, tirant ta montre.
J'ai onze heures et demie.
FARGIS
Imbécile! il n'y a pas que vous, moi aussi je les ai tout le monde les a...
Non, écoutez-moi, c'est parce que, cher ami... vi. i
FARGIS
Quoi! Cher ami, vous-même.
HOUBRUN.
Je crois que Mme Fargis est souffrante.
FARGIS
Est-ce que ça vous regarde? Tu es souffrante? Eh bien, va-t'en, je ne t'en empêche pas. Houbrun t'accompagnera, il ne demande pas mieux. N'est-ce pas, honnête Yago?
GINETTE
Mais non, mais non, ce n'est pas à ce point-là, j'attendrai que tu sois disposé.
HOUBRUN.
Je ne vois pas ce que Yago vient faire là dedans.
Fargis s'est éloigné.
JACQUES LATBILLE.
Ça pourrait bien finir par du vilain.
LIORAN, à Houbrun.
Je crois que vous feriez bien de filer.
' HOUBRUN.
Mais non, pourquoi?
GINETTE
Oh! je vous en prie, pas d'amour-propre, allezvous-en, c'est moi qui vous le demande.
HOUBRUN.
Je vous obéis.
Il s'éloigne discrètement.
LIORAN, venant s'asseoir près d'Adrienne.
Mme Tasselin vous aime beaucoup.