‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 19 sur 203 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

un balcon, devant un paysage baigné de clair de lune, de tenir la main de votre maîtresse sans en demander davantage?

Sans doute.

FARCIS

Eh bien, mon cher monsieur, vous êtes un cochon.

ROBERT

Mais, monsieur...

FARGIS

Je vous dois des explications.

JACQUES LATRILLE.

Et même des excuses.

PARGIS.

Certainement, l'amour platonique est une' chose contre nature, par conséquent vous êtes ce que j'ai dit, vous l'êtes avec grâce et poésie, voilà tout.

GINETTE

Dis donc, mon ami, je me sens fatiguée,' je voudrais bien m'en aller.

FARGIS

Il n'est pas tard, quelle heure est-iK1

HOUBRUN, tirant ta montre.

J'ai onze heures et demie.

FARGIS

Imbécile! il n'y a pas que vous, moi aussi je les ai tout le monde les a...

Non, écoutez-moi, c'est parce que, cher ami... vi. i

FARGIS

Quoi! Cher ami, vous-même.

HOUBRUN.

Je crois que Mme Fargis est souffrante.

FARGIS

Est-ce que ça vous regarde? Tu es souffrante? Eh bien, va-t'en, je ne t'en empêche pas. Houbrun t'accompagnera, il ne demande pas mieux. N'est-ce pas, honnête Yago?

GINETTE

Mais non, mais non, ce n'est pas à ce point-là, j'attendrai que tu sois disposé.

HOUBRUN.

Je ne vois pas ce que Yago vient faire là dedans.

Fargis s'est éloigné.

JACQUES LATBILLE.

Ça pourrait bien finir par du vilain.

LIORAN, à Houbrun.

Je crois que vous feriez bien de filer.

' HOUBRUN.

Mais non, pourquoi?

GINETTE

Oh! je vous en prie, pas d'amour-propre, allezvous-en, c'est moi qui vous le demande.

HOUBRUN.

Je vous obéis.

Il s'éloigne discrètement.

LIORAN, venant s'asseoir près d'Adrienne.

Mme Tasselin vous aime beaucoup.

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