‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 49 sur 203 · SCÈNE V NELLY, LE HAZAY, SANDRAL, FARGIS · texte numérisé non relu

SCÈNE V NELLY, LE HAZAY, SANDRAL, FARGIS

Ali! Le Hazayest déjà là? Adieu, cher ami... (ANeiiy:) Bonjour, toi... je t'ai amené ce vieux Fargis...il déjeune . vec nous.

NELLY

C'est une excellente idée... votre femme va bien?

Elle sonne un domestique.

FARGIS

Je pense que oui... je ne l'ai pas vue ce matin; elle ost sortie, je dormais encore... que voulez-vous, elle esl toujours dehors. Quelle brave petite femme d'extérieur ! Et puis, elle a pris pour but de sa vie l'inutilité... alors, vous pensez si elle est occupée !

UN DOMESTIQUE

Madame a sonné?

NELLY

Oui, M. Farcis déjeune... vous mettrez son couvert.

LE DOMESTIQUE

Bien, madame.

SANDRAL, près du feu.

On supporte le feu... je suis gelé... j'avais pourtant pris le pardessus...

NELLY

On ne se croirait jamais au mois de juin.

m LA PATRONNE

Ne m'en parlez pas.

LE HAZAY, à Sandral.

En effet, vous avez l'air gelé et rayonnant.

SANDRAL, montrant à Le Hazav une petite balle.

Vous voyez ça... Vous savez ce que c'est?

LE HAZAY.

C'est une balle de caoutchouc apparemment.

SANDRAL.

Oui... de caoutchouc artificiel... et qui a toutes les propriétés du caoutchouc... (u la jette contre le soi.) Voyez

COmme ça rebondit!... (il tire de sa poche un échantillon cylindrique.) et ceci, comme ça s'allonge!

LE HAZAY.

C'est merveilleux !

SANDRAL.

C'est Fargis qui a trouvé ça.

Sur ces derniers mots, Robert est entré. ROBERT.

Monsieur Sandral, j'ai déposé les lettres sur votre bureau pour la signature... vous n'avez plus besoin de moi?

SANDRAL.

Attendez un peu, mon petit... Oui, c'est Fargis qui a trouvé ça... (a sa femme.) Tu sais ou plutôt tu ne sais pas quele caoutchouc est une résine que l'on extrait par incision de certains arbres...

Oui.

SANDRAL.

Eh bien, les forêts s'épuisent... on ne refait pas de

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