‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 57 sur 203 · I ...isse donc mon père tranquille · texte numérisé non relu

I ...isse donc mon père tranquille

MADAME BAYANNE

Ah! mon petit Robert, comme tu as changé. La dernière fois que je suis venue à Paris, tu n'étais déjà plus le même; mais, aujourd'hui, j'ai peine à te reconnaître. Tu tiens des propos singuliers, il me semble que nous ne parlons pas le même langage. Et puis, je crains que tu n'aies de mauvaises relations, des amitiés dangereuses.

ROBERT

Je ne sais pas ce que tu veux dire.

MADAME BAYANNE

Ce M. Latrille, par exemple, à qui tu téléphonais tout à l'heure...

ROBERT

Ah! nous y voilà... On voit bien que tu as passé la soirée hier avec Mme Sandral et, depuis un quart d'heure, sous toutes tes paroles, c'est la patronne que j'entends. D'abord, elle ne peut pas sentir ce Latrille, qui est mon ami... que j'ai connu chez elle, d'ailleurs, soit dit en passant... Eh bien, c'est un garçon très intelligent et qui peut m'être utile... le fils d'un ministre!... je ne peux pourtant pas avoir de plus belles relations.

Pendant ces derniers mots, quoiqu'un a sonné à la porte de l'antichambre; puis un bref dialogue entre le domestique et une femme ; puis la porte s'ouvre et donne passage à Madame Destrié.

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