ACTE PREBIIER Î
point de départ. Et puis enfin il a vu que je le comprenais... je lui disais des choses pour le consoler... voilà comment ça s'est fait...
Claudine se détourne ffïn" ne pas rire.
Est-elle gentille!...
MADAME JAMJNE.
Pourquoi riez-vous?... C'est drôle ce que je dis?
VÉTHEVIL.
Oui... c'est drôle!
MADAME JAMINE.
Dam.e, vous comprenez, moi, j'ai charge d'âmes. Il faut que j'élève ma fille, que je lui amasse une dot, parce que je veux qu'elle puisse choisir, qu'elle puisse épouser un brave garçon.
CLAUDINE
Pour ça, elle a raison.
VÉTHEUIL
Vous avez le temps d'y songer.
MADAME JAMINE.
Pas tant que ça, et puis on ne sait ni qui vit ni qui meurt. Ah! non, je ne veux pas qu'elle épouse n'importe qui, un homme qui la rendrait malheureuse! D'ailleurs, je veillerai : si mon gendre trompe ma lille, je lui colle une balle dans la tête !...
Elle se lève.
VÉTHEUIL, se levant.
Comme vous y allez ! Et si c'est elle qui le trompe?
MAD.VME JAMINE.
Alors, c'est différent... je l'aiderai... Allon.<?, je me sauve. Au revoir, monsieur 1« moqueur!
VÉTHEUIL
Oh ! je ne me moque pas.
MADAME JAMINE.
Et ma fille?
CLAUDINE, l'enlrainant à droite.
Tenez, sortons par là... elle doit être en train de jouer avec Denise, vous la prendrez en passant.
Elles sortent. Vétheuil resté seul va examiner un grand portrait de Claudine, posé sur un chevalet.