‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 146 sur 237 · ACTE DEUXIÈME 2Î · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME 2Î

dispute et qui profite de la rivalité de deux femmes, de ^eux amies... c'est grotesque, et c'est répugnant! Il ne faut pas que cela soit, Gotte, vous entendez, il ne le faut pas.

GOTTE

Vraiment on pourrait croire ça? Vous avez raison, il ne le faut pas... Ah! mon Dieu, c'est affreux. Hélène^ ma chère Hélène, pour laquelle je donnerais ma vie... car je l'aime comme une sœur, je l'adore au fond de tout ça.

PHILIPPE

Mais je n'en doute pas.

GOTTE

Vous partirez demain, Philippe, je le veux.

PHILIPPE

Ah! Gotte, je savais bien qu'en parlant à votrecœur...

Seulement je vous écrirai.

PHILIPPE

Ah! non, alors, tout ce que nous faisons est inutile;, c'est entretenir le mal.

GOTTE

Vous croyez?

PHILIPPE

J'en suis sûr.

GOTTE

Alors je ne vous écrirai pas... Mais vous, vous m'écrirez.

PHILIPPE

Pas davantage.

GOTTE

Enfin, vous me donnerez bien de vos nouvelles? Vous pouvez bien m'écrire des lettres officielles.

PHILIPPE

Oui, je vous écrirai des lettres officielles. C'est entendu, on est de bons amis. Bonsoir, Gotte.

GOTTE

Bonsoir, Philippe.

Voyons, est-ce que ça ne vaut pas mieux ? Est-ce que vous ne vous sentez pas un poids de moins, là? Est-ce que nous n'êtes pas heureuse même ?

GOTTE

Oh! si, mais je vais bien pleurer tout de même.

Rideau.

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