‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 167 sur 237 · ACTE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME

moi que vous vous en sépariez, je ne peux pas supporter cette idée-là. Et puis ça n'est pas juste. Il n'a rien fait, lui! J'aurais mieux aimé que vous l'eussiez gardé.

Entre nous?

PHILIPPE

Mais près de vous.

HÉLÈNE

J'avais cru bien faire. Vous l'aimez donc, cet enfant?

PHILIPPE

Oui, parce qu'avant tout c'est votre enfant.

HÉLÈNE

Alors tu m'aimes vraiment. Ah ! que je suis heureuse, mon Philippe, mon aimé, je te retrouve, (ils s'étreignent doucement.) Ah! je suis bien heureuse. Ne fais pas attention... (Elle essuie ses larmes.) c'cst d'émotiOH, c'cst de joie,

mais vois-tu, je vais vite le retirer du collège, mon pauvre petit Georges. Ah! c'est bien facile, d'autant plus que je ne l'y aurais jamais mis.

PHILIPPE

Comment? Mais alors pourquoi?...

HÉLÈNE

C'était pour voir si tu m'aimais. Ah! tiens, je t'adore. (Eiierembrassc.) Écoutc, écoute, alors nous allons partir tous les trois.

PHILIPPE

Ouij'^tous les trois.

HÉLÈNE

Et nous serons heureux! Où irons-nous?

Où tu voudras.

HÉLÈNE

Oui, mais iljaut me jurer une chose, mua amant.

PHILIPPE

Je le jure, ma maîtresse.

HÉLÈNE

Quoi?

PHILIPPE

Ce que tu vas me demander.

HÉLÈNE

Eh bien! jure-moi qu'en quelque endroit que nous ayons une maison, que ce soit une cliaumière ou un palais, que ce soit dans les montagnes ou au bord de la mer, tu ne l'appelleras pas « Le Petit Biarritz ».

PHILIPPE, solennel.

Je le jure.

HÉLÈNE

Ail right; alors, donne-moi tes yeux et prends ma bouche.

Rideau.

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