‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 219 sur 237 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

ANTONIA

Je ne vais pas être longtemps. (Dans Ic cabinet de toilette dont elle a laissé la porte ouverte. ) Rosalic, donneZ-moi ma

pelisse et ma toque de jais.

Cependant, Roger se prcmène de long en large, en proie aux réflexions que l'on devine.

ROGER

Je dois VOUS paraître absurde.

ANTONIA, dans le cabinet de toilcUe.

Absurde et charmant. Pourtant vous n'êtes pas bête, mais vous êtes si intelligent que si vous vouliez être bête, vous le seriez plus que n'importe qui... Allons, Rosalie, vite, dépêchez-vous.

ROGER

En somme, quand un homme a discuté avec sa maitresse, il se demande s'il n'a pas été forcément injuste ou lamentablement niais... Triste alternative. Ça n'est pas commode.

ANTONIA

Si c'était commode, où serait la farce?

ROGER

Vous savez qu'il est huit heures moins un quart, et nous n'avons pas diné.

ANTONIA, apparaissant.

A qui la faute? Nous manquerons encore le premier acte. C'est toujours comme ça qu'on arrive en retard au théâtre.

Us sortent.

Rideau.

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