‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 40 sur 237 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

CLAUDINE, criant.

Vous me faites mal !

LE COMTE, d'un Ion de doux reproche.

Oh '.Claudine!

CLAUDINE

C'est vrai... vous m'avez fait mal.

LE COMTE

C'est bien... Je vous demande pardon... Je m'en vais.

CLAUDINE

Il ne faut pas m'en vouloir... mais vous ne savez pas ce que c'est... il faut avoir pitié d'une pauvre femme qui a eu quinze personnes à dîner et autant après. Je suis énervée, brisée... et puis ma fille est souffrante... et puis on est de vieux amis.

LE COMTE

Oui, mon tort, vois-tu, c'est de t'aimer toujours, de t'adorer... Je sais bien que je n'ai plus l'étoffe d'un amant, que je suis un \âeux bonhomme.

CLAUDINE

Mais non... vous êtes le père de Denise...

LE COMTE

Oui, je comprends, c'est ta fille que tu aimes maintenant, je n'ai pas le droit d'être jaloux... Allons, je te demande pardon.

CLAUDINE

Oh ! mon ami !

Seulement, ce soir, je t'ai déshabillée, n'est-ce pas? J'ai senti ton odeur. Ah! comme l'homme le plus respectueusement épris d'une femme peut être une brute à certains moments.

CLAUDINE

Mais non, vous n'avez pas été une brute... vous exagérez.

LE COMTE

Allons, vous êtes toujours une grande amie. Dormez bien, bonsoir... Dormez bien... Est-ce que je suis ridicule?

CLAUDINE, l'embrassai) l.

Tu es très bon. (Et quand il est parti.) Pauvre homme I

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