ACTE DEUXIÈME
CLAUDINE, criant.
Vous me faites mal !
LE COMTE, d'un Ion de doux reproche.
Oh '.Claudine!
CLAUDINE
C'est vrai... vous m'avez fait mal.
LE COMTE
C'est bien... Je vous demande pardon... Je m'en vais.
CLAUDINE
Il ne faut pas m'en vouloir... mais vous ne savez pas ce que c'est... il faut avoir pitié d'une pauvre femme qui a eu quinze personnes à dîner et autant après. Je suis énervée, brisée... et puis ma fille est souffrante... et puis on est de vieux amis.
LE COMTE
Oui, mon tort, vois-tu, c'est de t'aimer toujours, de t'adorer... Je sais bien que je n'ai plus l'étoffe d'un amant, que je suis un \âeux bonhomme.
CLAUDINE
Mais non... vous êtes le père de Denise...
LE COMTE
Oui, je comprends, c'est ta fille que tu aimes maintenant, je n'ai pas le droit d'être jaloux... Allons, je te demande pardon.
CLAUDINE
Oh ! mon ami !
Seulement, ce soir, je t'ai déshabillée, n'est-ce pas? J'ai senti ton odeur. Ah! comme l'homme le plus respectueusement épris d'une femme peut être une brute à certains moments.
CLAUDINE
Mais non, vous n'avez pas été une brute... vous exagérez.
LE COMTE
Allons, vous êtes toujours une grande amie. Dormez bien, bonsoir... Dormez bien... Est-ce que je suis ridicule?
CLAUDINE, l'embrassai) l.
Tu es très bon. (Et quand il est parti.) Pauvre homme I