‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 91 sur 237 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

YORICK LAMBERT

Vous appelez une âme, une âme.

COLAS

Décidément, vous ne pouvez pas me comprendre.

LUBIN

Mais si, mais si, moi je te comprends très bien, tu as raison, elles sont exquises. Vous ne savez pas ce qu'on devrait faire? On devrait leur offrir un banquet. Je vois très bien ça chez Cubât... Douze francs par tête, pour qu'il n'y ait que des gens chic.

CRESSON

Qui est celle qui cause avec ce gros monsieur?

COLAS

C'est Lola, celle qui vient de se marier.

CRESSON

Et le monsieur, qui est-ce ?

YORICK LAMBERT

Vous voulez rire ?

CRESSON

Si je voulais rire, je rirais.

YORICK LAMBERT

C'est Bladru, le député du Gers, celui qui a proposé rirnpôt sur le parvenu... un ministrt de demain.

CRESSON

Il a une bonne tête d'Auvergnat... Mais, regardez-le donc : croyez-vous qu'il lui fait du plat, à la sister? Eh bien, mon vieux, si la droite te voyait!...

LUBIN

Accompagnons-le !

ii« cbaLlcut tiu dcurdinc un ai:- arglaia.

CRESSON, se diii,- ant vers Bladru.

Pardon, monsieur, si j'interromps des épanchements

de famille, mais je ne peux résister à mon vif désir de vous féliciter...

BLADRU, interloqué.

Mais, monsieur, vraiment... à quel propos? je n'ai pasThonneur...

CRESSON

Vous avez cinq filles charmantes... Ce sont des créatures d'exception, des êtres de rêve. Ah! elles sont vraiment excitantes, et, avec ça, bonnes musiciennes... vous devez être fier...

BLADRU.

Vous devez vous tromper, monsieur... vous confondez. Je suis M. Bladru, Bladru, du Gers.

CRESSON

Quelle gaffe! Je vous demande pardon, monsieur, je suis désolé, je vous prenais pour M. Clarisson, vous avez tellement Tair d'un Anglais...

Lubin et Colas dansent la gigue; Bladru, mécontent, s'éloigne. LUBIN.

Acrais ! Acrais ! v'ià Tpatron !...

Ils s'arrêtent de danser et vont causer plus Ardan cueille

Bladru et l'emmène.

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