II
m LA DOULOUREUSE
MADAME BLADRU.
Pour qui, pour VOUS ?
MADAME DE PAILLY
Oh! non... quelle horreur! (se rattrapant.) c'est-à-dire, je n'y ai aucun droit... c'est pour un brave homme qui meurt d'envie d'avoir les palmes.
MADAME BLADRU.
A-t-il des titres ?
MADAME DE PAILLY
Aucun... c'est le mari de ma manucure; seulement, sa femme y tient beaucoup; ça la poserait auprès de sa clientèle, vous comprenez.
MADAME BLADRU.
Et pour le 14 juillet?... il n'y a pas de temps à perdre, c'est dans six semaines à peine. A-t-il fait sa demande?
MADAME DE PAILLY
Je ne crois pas.
MADAME BLADRU.
Il n'y a pas de temps à perdre encore une fois ; il faut qu'il la fasse.
MADAME DE PAILLY
Lui-même?
MADAME BLADRU.
Sans doute... Est-ce qu'il ne sait pas écrire?
MADAME DE PAILLY
Oh! si! seulement, c'est pour l'orthographe, pour la tournure.
MADAME BLADRU.
Il y a un modèle pour ces sortes de lettres... donnezmoi votre adresse, je vous l'enverrai,
MADAME DE PAILLY
Vous êtes tout à fait aimable.