‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 110 sur 227 · ACTE PREMIER \B · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER \B

Oh! des domestiques! Une brave femme qui tient mon ménage... Et puis, qui vous dit qu'elle n'est pas ma maîtresse?...

MADAME MARGES

Voyons, Baron.

LE BARON

Il n'y a pas d'enfants ici.

MADAME DEGIINGOIS.

Il y a des femmes.

LE BARON

Ce n'est pas leur manquer de respect que de reconnaître qu'on ne saurait se passer d'elles.

MADAME MARGES

Pourquoi ne l'épousez-vous pas, cette brave femme?

LE BARON

Je suis pour l'union libre.

MADAME MARGES

Vous êtes cynique, Baron.

LE BARON

Madame Marges, vous détournez les mots de leur véritable signification... Quand vous m'aurez montré un chien qui, ayant divisé la superficie de la France par le nombre de ses habitants, vit depuis quinze ans avec la même compagne, alors vous pourrez me traiter de cynique.

MADAME DEGUINGOIS, entre ses dénis.

Vieux communard!

Un long silence.

MADAME M.\RGÈS.

Il ne fait pas trop chaud maintenant, nous pourrions

im PARAITHE

aller rejoindre ces messieurs au bord de l'eau... Nous nous installerions avec notre ouvrage dans le petit kiosque. Qu'en dites- vous, madame Deguingois?

MADAME DEGIINGOIS.

Comme vous voudrez, ma chère amie.

MADAME MARGES

Viens-tu avec nous, mon Paul?

PAUL

Mais certainement, mère.

MADAME MARGES, à Lacoudcrie qui cause avec le Baron.

Et vous, Lacouderie?

LACOUDERIE.

Quoi donc?

MADAME MARGES

Vous ne descendez pas avec nous au bord de l'eau?

LACOUDERIE.

Mais je... mais je...

Lacouderie et le Baron re>!oiil soûls.

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