ACTE DEi;XIÈME
JULIETTE
Vous voyez, madame, que je ne suis pas une exception... voilà Mme de Gravigny qui vient de faire une déclaration fort nette. Quoi que vous en pensiez, j e connais des ménages très unis, même au bout de trois ans.
MADAME DE BÉNAUGE.
Citez-m'en...
JULIETTE
Ma belle-sœur.
MADAME CAUGÉ.
Ce n'est pas bien... elle n'est pas là... elle ne peut pas se défendre.
MADA5IE DE BÉNAUGE.
Et qui encore? Cherchez bien, vous n'en trouverez pas tant que ça.
^ JULIETTE
Je vous citerai encore ma cousine, Mme Lacouderie.
MADAME DE BENAUGE.
Cet exemple-là n'est pas très heureux.
JULIETTE
Pourquoi?
MADAME DE BENAUGE.
Ah! pardon... admettez que je n'aie rien dit.
Non, je ne puis admettre que vous n'ayez rien dit... expliquez- vous?
MADAME DE BENAUGE.
C'est une sommation?
JULIETTE
Une invitation.
^48 PAli.MTRE