MADAME DE BEN AUGE
Eh bien, M. Lacouderie est dans une situation honorable, sans plus... et sa femme est très élégante, voilà.
JULIETTE
Et alors?
MADAME DE BÉNAUGE.
C'est tout et c'est assez.
JULIETTE
Ma cousine est une personne très adroite, très ingénieuse, et qui trouve le moyen...
MADAME DE BENAUGE.
Oui, je sais ce que vous allez dire; mais l'ingéniosité a des limites. Nous connaissons toutes les femmes qui ont payé cent francs ce qui en vaut dix, et d'autres dix ce qui en vaut cent. Mme Lacouderie est de ces dernières... C'est des choses que l'on fait croire aux maris.
Et vous en concluez?
MADAME DE BENAUGE.
Que Mme Lacouderie a des ressources que nous pouvons imaginer.
JULIETTE
Que vous imaginez... ^'ous n'en avez pas le droit, c'est moi qui vous l'affirme.
MADAME DE BENAUGE.
Nous parlons chiiïons, nous parlons chiffons, chère madame... Cela ne vaut pas la peine que vous vous fâchiez.
JULIETTE
Je ne me fâche pas... je sais bien que Mme Lacoude-