ACTE DEUXIÈME
rie est votre amie, mais ce n'est pas une raison pour parler d'elle comme vous le faites.
MADAME DE BÉNAUGE.
D'ailleurs, je n'affirme rien... je suppose simplement... et puis, je ne veux pas vous enlever vos illusions... et puis ça m'est égal. (Un silence. .Madame de liéiiauge s'adressant à Madame llurlz.) A qUoi peUSeZ-VOUS, iclole,
vous n'êtes pas avec nous?
MADAME nURTZ.
Mais si... mais si... seulement je ne comprends pas Irt'S bien l'objet de votre discussion. Cette dame lait ce qui lui plaît... je pense que la vie est courte et qu'on a voulu y remédier en inventant la vertu, la fidélité, le devoir, toutes choses qui la rendent bien ennuyeuse et par conséquent plus longue ; il faut la préférer courte, mais libre, voluptueuse, ardente, dangereuse môme. En venant au monde on a tous les droits.
MADAME DE BÉNAUGE.
Ah ! fille du soleil, c'est vous qui avez raison.
MADAME NAIZERONE.
Quelle heure est-il?... Il doit être tard... (EUe regarde l'heure à son bracelet.) Sept heures moius le quart, je me sauve.
MADAME DE GRA VIGNY
Nous nous sauvons.
Tout le monde se lève. On se dit au revoir. Poignées de m.iins, embrassades, l'élicitatious, etc..
MABAME HURTZ, h Juliette.
Au revoir, madame... à tout à l'heure, à tout de suite!
Jl LIETTE.
Comment ?
""madame hurtz.
Oui, nous dinons ensemble sous les arbres... Jean vous expliquera.
Tout le monde est parti. Pendant les derniers t au revoir » le domestiques ont fermé les portes, mis de l'ordre, etc. Jean et Juliette restent seuls.