ACTE UliLiXlKMK -itiô
GERMAINE
Il s'a<ril 'l'un service (rarticiit.
JULIETTE, somiaiU.
Une couturière qui s'impalicule... ce n'est que ça?
GERMAINE
Oh! non, c'est plus que ça. Écoute, Juliette, je me I débats depuis quelque temps dans une aventure ' effroyable. Ah! comment te raconter cela sans mourir '\o honte!
JULIETTE
Tu n'as besoin de rien me raconter. Combien te
! faut-il?
I GERMAINE
Non, je veux te dire la vérité... je veux avoir le • iLirage de te dire la vérité. Il me semble que cela me l'era du bien.
JULIETTE
Parle, en ce cas.
GERMAINE
Eh bien, voilà... J'avais un amant...
JULIETTE
Toi?
GERMMNE.
Oui, moi. Un jour... oh! non, je ne pourrai jamais...
JULIETTE
Allons!
Elle lui fait sijne de s'asseoir |iiès d'elle. GERMAINE.
Un jour je sortais de chez lui, un individu s'est approché de moi et m'a dit : « Vous êtes Mme Lacouderie... je suis chargé de vous filor. Si vous ne voulez V. 23
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pas que votre mari connaisse votre conduite, c'est cinq mille francs. « J'étais affolée, affolée, tu comprends. Il fallait l'argent tout de suite, où le trouver? Nous ne sommes pas riches... nous représentons assez, mais c'est à ça que tout passe. Je suis remontée chez Raymond.
JULIETTE
Raymond ?
GERMAINE
Oui, mon amant, et je lui ai dit ce qui venait de m'arriver. Alors, il m'a avoué qu'il était dans le même cas que moi : Leaacoup de dehors, mais rien... couvert de dettes, brûlé partout.
JULIETTE
Alors, comment as-tu fait ?
GERMAINE
J'avais un pauvre rang de perles... Je l'ai vendu.
JULIETTE, touchanl son collier.
Mais celui-là?
GERMAINE
Il est faux... ça s'imite si bien maintenant. A partir de ce jour, nous ne nous voyions plus que rarement, avec les plus grandes précautions, chaque fois dans un hôtel différent, tu comprends.
JULIETTE
Oui.
GERMAINE
Je te dégoûte?
JULIETTE
Non, jeté plains.
GERMAINE
Oui, tu peux... tu vas voir. Lorsque, avant-hier, ce n'est pas vieux, en sortant d'un petit hôtel de la