ACTE TROISIÈME
gens considérables. Et puis, nous vivrons la plus grande partie de Tannée à la campagne, à Pressagny, chez mes parents.
Tu vas un peu loin.
PAUL
A une heure de Paris.
CHRISTIANE
Pardon, pardon! Je t'ai dit : sois logique, mais il ne s'agit pas de moi... moi, je ne vais pas renoncer à mes habitudes, ne plus voir mes amis pour m' enterrer à la campagne où je mourrai d'ennui.
PAUL
Ma résolution est irrévocable... J'en ai pris l'engagement avec moi-même... c'est une vie nouvelle qui commence...
CHRISTIANE
Rien que d'y penser, elle me glace... ne compte pas m' entraîner dans ta folie de simplicité. (Sur ces derniers
mots, M. et Mme Marges sont entrés.) D'aillcurS, UOUS reparlerons de ça.
Et, sans mêrne saluer ses beaux-pareiils, elle sort par la porlc opposée. PAUL, va pour la rattraper.
Christiane !
Mais elle est sortie.
LE BARON, larrètanl.
Laisse-la, laisse-la.
PAUL
Ah! comment voulez-vous que je ne l'aime pas comme une maîtresse!... J'ai été ferme.
Tu as été violent.