‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 182 sur 227 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

MARGES

. Oui, nous sommes venus.

PAur

Vous êtes bien gentils, je voiis remercie; mais il ne fallait pas vous déranger, d'autant plus qiié vôiis h'j' pouvez rien, n'est-ce pas?

MARGES

Ça, c'est vrai, nous n'y pouvons rien; c'est la politique.

MADAME MARGES

Tu crois que ça peut te nuire ?

PAUL

On ne sait jamais; c'est une campagne qui com- ' meiice.

MADAME MARGES

Ah!

PAUL, tirant sa montre.

Déjà trois heures. Il faut que j'aille à la Chambre... Je te demande pardon, maman, mais, aujourd'hui surtout, je ne voudrais pas qu'on remarquât mon absence... j'aurais l'air de me cacher...

MADAME MARGES

Tu as raison, mon enfàftt.

MARGES

Homme public!... Sur la brèche!

PAUL

Au revoir, maman!... Tu m'excuses?

MADAME MARGES

Je crois bien.

Paul.

Au revoir, papa !

MARGES

Je descends avec toi... Je vais l'accompagner jusque-là.

MADAME MARGES

Mais Emile, tu sais bien que nous devons faire une visite à Mme Gargilier.

MARGES

Tu la feras sans moi, ta visite.

MADAME MARGES

Voilà deux mois que nous devons aller la voir ensemble... je le lui ai promis... pauvre femme, elle est âgée...

Nous irons demain. Elle sera plus vieille d'un jour, voilà tout.

MADAME MARGES

Tu as sans doute mieux à faire.

MARGES

Ah! mon Dieu! jeté dis que je vais avec Paul... j'ai à lui parler. Attends-moi ici, je reviendrai te prendre dans une heure, la... Le Baron te tiendra la tête, n'estce pas, vieux ?

LE BARON

Certainement.

MADAME MARGES

Je n'ai pas besoin qu'on me tienne la tête.

PAUL

Alors, viens-tu, père?

MARGES

Allons, au revoir! A tout à l'heure!

Kt il sort, ii't'er, jiivédile.

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