‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 60 sur 227 · ACTE rnoisiEME loa · texte numérisé non relu

ACTE rnoisiEME loa

MADAME GALENIZZI, qui parle tout lias depuis un quart d'heure avec Colette, entendant son nom.

Quoi aonc, madame?

MADAME DE B'tlSDUGAND.

Vous avez un mari, deux enfants charmants. Est-ce que ça ne vous suffît pas?

MADAME GALENIZZI.

Me suffire, comment?

MADAME DE BOISDUGAXD.

Enfin, cherchez-vous autre chose? N'êtes-vous pas heureuse ?

MADAME GALENIZZI, les yeux au ciel.

Très heureuse, madame. Quand une femme a le bonheur d'avoir des enfants, ces êtres dans lesquels elle voit l'image... qui lui rappellent enfin!... Elle ne doit plus rien demander à la vie. ..ce serait défier le sort.

MADAME DE BOISDUGAND.

A la bonne heure. (i.a générale poutre.) Qu'est-ce qui vous prend, Amélie?

LA GÉNÉRALE

Je vous demande pardon, Gabrielle, ne faites pas attention... c'est une idée qui me passe par la tête... c'est absurde... ne faites pas attention... je vous 'limande pardon.

Elle s'éloigne pour rire l<>ut son soûl.

MADAilE DE BOISDUGAND.

Cette pauvre générale... il y a des moments où c'est

à croire qu'elle est folle, (coup de tonnerre dans le lointain.)

Entendez-vous, voilà qu'il tonne.

MADAME GALENIZZI.

Colette!

COLETTE

Madame.

MADAME GALENIZZI.

Nous ferons peut-être bien de rentrer avant que ça se gâte.

MADAME DE BOISDUGAND.

Oh! vous avez bien le temps! L'orage est encore loin et d'ici à Trouville, avec votre auto, vous en avez à peine pour une demi-heure.

MAD.\ME GALENIZZI.

Pensez donc, chère madame, nous avons une voiture découverte... et, si nous étions surpris par l'averse...

MADAME DE BOISDUGAND.

Je ne veux pas insister.

MADAME GALENIZZI.

J'aurais bien voulu dire au revoir à Mlle Motreff.

MADAME DE BOISDUGAND.

Je ne sais pas ce qu'ils font ; ils ne reviennent pas.

MADAME GALENIZZI.

Vous lui direz que j'ai bien regretté... vous lui ferez toutes mes amitiés, j

MADAME DE BOISDUGAND.

Je n'y manquerai pas.

MADAME GALENIZZI.

Au revoir, monsieur Raymond.

RAYMOND

Je vais vous accompagner jusqu'à Trouville, sur ma motocyclette.

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