ACTE QUATRIEME \il
RAYMOND
\on, papa.
BOISDUGAND.
Comment sors-tu de la maison?
RAYMOND
Je m'en vais par la porte de la cuisine, quand tout le monde est couché.
BOISDUGAND.
Alors tu nous laisses la maison ouverte!
RAYMOND
Non, papa, je referme la porte derrière moi; j'ai une clé.
La clé qui a été perdue?
RAYMOND
Oui, papa.
BOISDUGAND.
Et tu vas à TrouA'ille sur ta motocyclette. Je comprends maintenant pourquoi tu me disais que tu étais si heureux d'avoir cette machine, que ça t'empêchait de dormir. Tu pensais bien pourtant qu'un jour ou l'autre on s'apercevrait de tes sorties.
RAYMOND
Ordinairement, je rentre plus tôt, avant que les dom3Stiques soient levés... je rentre par le bois... les jardiniers ne peuvent pas me voir, mais cette fois je me suis attardé.
BOISDUGAND.
Tu m'as bien dit la vérité, Raymond?
\J^m RAYMOND.
Ii8 L'ESCALADE
BOISDUGAAD, il s'avance gravciueiit vers Raymond cl il l'embrasse.
Monte dans ta chambre et va te reposer, mon enfant.
Raymond ne se le fait pas dire deux fois. Sur l'accolade, Gabrielle est entrée.