‹ ThéâtreChapitre 30 sur 185 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

CLAUDINE, VÉTHEUIL, quand Miss et Denise sont parties. CLAUDINE

C'est un type, ma fille. (Petit silence.) Non, décidément, je pense à ce que nous disions tout à l'heure: le bonheur, le vrai, c'est de consacrer sa vie à ces êtres-là!

VÉTHEUIL

Oui, mais pour moi, c'est gelé ce bonheur-là.

CLAUDINE

Vous n'aimez pas les enfants?

VÉTHEUIL Je les iidore, mais je n'en ai pas.

CLAUDINE

Ayez-en.

Il faut être deux.

Ça se trouve.

VÉTHEUIL

CLAUDINE

VÉTHEUIL

Pas quand on cherche... et puis il y a neuf mois terribles à passer.

CLAUDINE Qu'est-ce que nous dirons alors, nous?

VÉTHEUIL

Oui, mais quand on a le cœur bien placé, n'est-ce pas pitoyable d'avoir mis une créature que l'on prétend aimer, dans cette position grotesque et dangereuse, car on ne sait jamais comment ça se terminera.

CLAUDINE

Heureusement que tout le monde ne raisonne pas comme vous.

VÉTHEUIL

Et puis il y a ime grosse responsabilité... si on a fait un monstre!

CLAUDINE

Vous prenez les cas extrêmes.

VÉTHEUIL

Ou même un imbécile, c'est pirel car un monstre a toujours des chances de se tirer d'affaire... il y en a moins; non, j'aimerais bien prendre un enfant tout fait, tout

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