‹ ThéâtreChapitre 53 sur 185 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

CLAUDINE

Tu as bien dit ça... non, sérieusement, va-t'en, il le faut.

Le faut-il?

Oui, je suis éreintée, brisée, je n'en peux plus, respectemoi ce soir: je t'en serai reconnaissante.

VÉTHEUIL Tu m'en seras amèrement reconnaissante.

CLAUDINE Non, je t'assure,

VÉTHEUIL Mais pourquoi?

CLAUDINE

Parce que. D'abord Denise est souffrante ce soir.,, j'ai toujours peur que ce soit ma punition de t'aimer,

VÉTHEUIL C'est de l'enfantillage.

CLAUDINE

Tu saLs bien comme je suis superstitieuse quand il s'agit de ma fille

VÉTHEUIL

Voyons, Claudine, tu n'es pas gentille, il fait si froid dehors.

CLAUDINE

Pourquoi insistes-tu?

VÉTHEUIL, l'embrassant.

Parce que je t'aime, parce que je t'adore 1 J'aurais voulu m'en aller autrement... emporter un peu de t...

CLAUDINE, se dégageant.

Ahl ne dis pas ça!

VÉTHEUIL

Pourquoi ?

CLAUDINE Pour rien. (Résolument.) Non, pas ce soir.

VÉTHEUIL, la regardant.

Ah! je comprends!

CLAUDINE Quoi? Qu'est-ce que tu comprends?

VÉTHEUIL Je comprends, et toi aussi tu comprends.

CLAUDINE Écoute, Georges, c'est odieux ce que tu dis là. Eh bien! oui, tout à l'heure, H est venu... Mais, je te jure que non. D'ailleurs, il y a longtemps que je t'ai dit ce que j'avais à te dire là-dessus; tu dois être rassuré.

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