‹ ThéâtreChapitre 9 sur 185 · ACTE PREMIER i · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER i

CLAUDINE

Le père de M. Ravier ne veut pas que son fils fasse du théâtre.

MADAME GRÉGEOIS

C'est un meurtre!

MADAME JAMINE

Je suis sûre que vous feriez de très jolies pièces pour les Français.

RAVIER, modeste. Ça n'est pas tout à fait la même chose.

MADAME JAMINE

Oh ! quand Scapin donne de scoups de bâton à l'homme qui est dans le sac...

SCHLINDER

11 n'y a pas une grosse différence, allez!... Amuser des enfants ou des hommes... les hommes ne sont que de grands enfants.

MADAME JAMINE A qui le dites-vous ?

MADAME GRÉGEOIS

Eh bien, monsieur, je vous assure que je me suis amusée pour mon propre compte. D'abord, chaque fois qu'on bat le commissaire, moi, je me tords.

SCHLINDER

C'est toujours drôle, n'est-ce pas, madame, de voir rosser l'autorité?

o AMANTS

MADAME GRÉGEOIS Toujours!... C'est irrésistible.

SCHLINDER Parbleu !

Il s'éloigne et va rejoindre Madame Sorbier.

MADAME JAMINB

Vous en avez fait une gaffe, ma chère!... Vous savez qui est ce monsieur?

MADAME GRÉGEOIS Non.

C'est Schlinder, le préfet de police.

MADAME GRÉGEOIS

Ah! mon Dieu!,., et moi qui lui dis que c'est toujours drôle de voir rosser l'autorité.

RAVIER

Kassurez-vous, madame, avec lui ça n'a pas d'importance. C'est le dernier préfet de police où l'on cause, et si vous avez besoin de faire prendre des renseignements sur une cuisinière, ou d'avoir un coupe-fUe, ou de faire la tournée des grand-ducs, vous pouvez vous adresser à lui en toute confiance.

MADAME GRÉGEOIS C'est bon à savoir, il faudra que je lui demande quelque chose.

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