AGI K CINQUIÈME
LE ROI
Je n'embrasserai plus personne dans ma vie^ depuis que j'ai vu tout ceci !,,. Où donc est notre
pauvre petite Maleine ? 11 pr^d la main de Maldne, —
Ah ! elle est froide comme un ver de terre 1 — Elle descendait comme un ange dans mes bras,.. Mais c'est le vent qui Ta tuéeî
Emmenons-le! pour Dieuj emmenons-le!
LA NOUMRICE.
Oui î oui î
UN SËIGNEUK*
Attendons un instant !
LE ROU
Avez -vous des plumes noires ? Il faudrait des plumes noires pour savoir si la reine vît encore,.. C'était une belle femme^ vous savez ! — Entendez-vous mes dents ?
Le petit j(»ur entra dus Ii cbumbrcp TOUS*
Quoi?
LE KOI-
En tendez-vous mes dents ?
LA NOURRICE
Ce sont les cloches^ Seigneur.,*
194 LA PRINXESSE MALEINE
LE ROI
MaiS; c'est mon cœur alors !... Ah ! je les aimais^ bien tous les trois, voyez-vous ! — Je voudrais* boire un peu...
LA NOURRICE, apportant un verre d eau.
Voici de Peau.
LE ROI
Merci.
Il boit avidement^ LA NOURRICE.
Ne buvez pas ainsi... Vous êtes en sueur.
LE ROI
Pai si soif!
LA NOURRICE
Venez, mon pauvre Seigneur ! Je vais essuyer votre front.
LE ROI
Oui. — Aïe! vous m'avez fait mal! Je suis, tombé dans le corridor... j'ai eu peur!
LA NOURRICE
Venez, venez. Allons-nous-en.
LE ROI
Ils vont avoir froid sur les dalles... — Elle ai crié Maman ! et puis, oh î oh ! oh ! — C'est dom-^ mage, n'est-ce pas? Une pauvre petite fille....