‹ ThéâtreChapitre 12 sur 115 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

GODELIVK.

Seigneur!

LA NOURRICE

Est-ce qu^elle ne peut pas aimer comme uneautre ? Al lez- vous la mettre sous verre ? Est-ce une raison pour crier ainsi à tue-tête après une enfant ? Elle n^ a rien fait de mal l

MARCELLUS

Ah ! elle n'a rien fait de mal I — ^ Et d'abord^, taisez-vous ; je ne vous parle pas, et c^est probablement à vos instigations d'entremetteuse..,

GODELIVE

Seigneur !

LA NOUHRICE.

Entremetteuse! moi^ une entremetteuse ï

MARCELLUS

Me laîsserez-vous parler enfin ! Allez-vous-en 1

Allez-vous-en toutes deux! Ohl je sais bien que

vous vous entendez, et que l'ère des intrigues est

■ ouverte à présent^ mais attendez 1 — Allez-vous-

^en! Ah î des larmes l SoniMH UodeUve c% la noumce..

VoyonSj Maleincj ferme d'abord les portes* Maintenant que nous sommes seuls^ je veux oublier.. On t*a donné de mauvais comeils^ et je sais que les femmes entre elles font d'étranges projets; ce n'est pas que j'en veuille au prince Kjalmar;, I mais il faut être raisonnable. Me promets* tu d'êtreraisonnable ?

«6 LA PRINCESSE MALEIXE

MALEINE

Oui, Sire.

MARCELLUS

Ah ! tu vois ! alors tu ne songeras plus à ce mariage ?

MALEINE

Oui.

MARCELLUS

Oui ? — c*est-à-dire que tu vas oublier Hjalmar ?

Non.

MARCELLUS

Tu ne renonces pas encore à Hjalmar ?

MALEINE

Non.

MARCELLUS

Et si je vous y oblige, moi ? et si je vous -enferme ? et si je vous sépare à jamais de votre Hjalmar à face de petite fille ? — vous dites ? — Elle pleure. Ah ! c*est aiusi ! — Allez- vous-en ; et jious verrons ! Allez-vous-en !

Ils sortent séparément.

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