‹ ThéâtreChapitre 11 sur 115 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MALEINE

Non^ Sire.

MARCELLUS

Soit, mais alors, réponds-moi franchement.

Il ne faut pas que le vieux roi Hjalmar triomphe. Nous allons avoir une grande guerre à cause de toi. Je sais que les vaisseaux de Hjalmar entourent Ysselmonde et vont mettre à la voile avant la pleine lune ; d'un autre côté, le duc de Bourgogne, qui t'aime depuis longtemps ; — se tournant ver» la reine, je ne sais si ta mère ?...

GODELIVE

Oui, Seigneur.

MARCELLUS

Eh bien ?

GODELIVE

Il faudrait Fy préparer, peu à peu...

MARCELLUS

Laissez-la parler! — Eh bien, Maleine ?...

MALEINE

Sire?

MARCELLUS

Tu ne comprends pas ?

MALEINE

Quoi, Sire ?

LA PRINCESSE MAL£tN£

MAJîCELLUS-

Tu me promets d'oublier Hjalmar?

MALEINE

Sire»,.

MARCELLUS

Tu dis ? — Tu aimes encore Hjalmar ?

MALEINE

Oui^ Sire i

MARCELLDS.

« Onij S?'r<?/» Ahl démons et tempêtes! Elle avoue cela cyniquement^ et elle ose me crier cela sans pudeur! Elle a vu Hjalmar une seule fois^ pendant une seule après- midi^ et la voilà plus chaude que Fenfer 1

Seigneur !

GODELIVE-

]MARCKLLUSp

Taisez-vous î « Oui, Sire ! s^ Et elle n*a pasqninze ans i Ah^ c^est à ies tuer sur place ! Voilà quinze ans que je ne vivais plus qu'en elle 1 Voilà quinze ans que je retenais mon souffle autour d'elle 1 Voilà quinze ans que nous n'osions plus, respirer de peur de troubler ses regards ! Voilà quinze ans que j^ai fait d^s ma cour un couvent^ et le jour oii je viens regarder dans son cceur.*^

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