‹ ThéâtreChapitre 38 sur 115 · ACTE DEUXlÈMi · texte numérisé non relu

ACTE DEUXlÈMi

MALEIXÎ-:,

OCi ètes-vous, Seigneur ?

HJALMAR.

MALEINE

Où donc ? -^ Je ne vois pas,

HJALMAR*

Ici^ près du jet d'eau» — Nous nous entreverrons à la clarté de l'eau. Il fait étrange ici ce soir.

MÂLEINE*

Oui ; — j'ai peur I — ah I je vous ai trouvé 1

HJALMAR.

Pourquoi tremblez-vous ?

MALEINE

Je ne tremble pas.

HJALMAR.

Je ne vous vois pas. — Venez ici; il fait plus clair, et renversez un peu la tête vers le cieL — Vous êtes étrange aussi ce soir ! — On dirait que mes yeux se sont ouverts ce soir. — On dirait que mon cœur s'est entr' ouvert ce soin. . — Mais je crois que vous êtes vraiment belle I — Mais vous êtes étrangement belle^ Uglyane ! — 11 me semble que je ne vous ai jamais regardée jusqu'ici î — Mais je crois que vous êtes étrangement belle l — Il y a quelque chose autour de vous ce soin,* — Allons ailleurs, à la lumière 1 Venez I

6o LA PRINCESSE MALEINE

MALEINE

Pas encore.

HJALMAR.

Uglyane ! Uglyane !

Il l'embrasse; ici le jet d'eau, af^té par le rent, sepenche et vient retomber nir eux.

MALEINE

Pai peur 1

HJALMAR.

Allons plus loin...

MALEINE

Quelqu'un pleure ici ...

HJALMAR.

Quelqu'un pleure ici ?...

MALEINE

Pai peur.

HJALMAR.

Mais n'entendez-vous pas que c'est le vent ?

MALEINE

Mais qu'est-ce que tous ces yeux sur les arbres?

Où donc? Oh! ce sont les hiboux qui sont

revenus ! Je vais les chasser. Il leur jette de la terre. Allezr

vous-eni allez-vous-en!

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