SCENE II Une salle d'apparat dans le château
On découvre le roi, la reine Anne, Hjalmair,. Uglyane, Angus, des dames d'honneur, des seigneurs, etc. — On danse. Musique.
ANNE
Venez^ ici. Monseigneur; vous me semblez transfiguré ce soir.
HJALMAR.
Ma fiancée n'est-elle pas près de moi ?
Laissez-moi mettre un peu la main sur votre cœur. Oh ! il bat déjà des ailes comme s^il voulait voler vers je ne sais quel ciel !
HJALMAR.
Cest votre main qui le retient. Madame.
ANNE
Je ne comprends pas... je ne comprends pas.
Vous m'expliquerez cela plus tard. Au roi. Vous êtes triste, Seigneur; à quoi songez-vous?
LE ROI
Moi? — Je ne suis pas triste, mais je deviens très vieux.
LA PRINCESSE MALEIXE
ANNE
Voyons, ne dites pas cela un soir de fête ! Admirez plutôt votre fils ; n^est-il pas admirable ainsi en pourpoint de soie noire et violette ? et n'ai-je pas choisi un bel époux pour ma fille ?
HJALMAB*
Madame^ je m'en vais retrouver Angns. Il jettera un peu d'eau sur le feu tandis que vous n^y versez que de l'huile.
Mais ne nous revenez pas tout transi de la pluie de ses sages paroles...
HJALMAR.
Elles tomberont en plein soleil !
AKGUS.
Hjalmar! Hjalmarl
HJALMAR,
Oh 1 je sais ce que vous allez dire j mais il n'est pas question de ce que vous croyez-
ANGUS
Je ne vous reconnais plus ; — mais que vous est-il donc arrivé hier soir?
HJALMAR»
Hier soir ? — Oh, il est arrivé d'étranges choses hier sotrl — Mais j'aime mieux ne pas en parler à présent. Allez une nuit dans le bois du parc,